Je t’écris depuis la Haute-Savoie, les jambes encore lourdes de la montagne et le cœur plein de ces paysages qu’on n’oublie pas facilement. Ces vacances ont dépassé tout ce que j’espérais. Je reste jusqu’à dimanche, retour au travail lundi. Je profite jusqu’au bout.

Cette semaine la montagne m’a appris des choses que je ne savais pas sur moi.
Tout a commencé le week-end dernier avec le mariage. Une petite église de Savoie, magnifique, le genre d’endroit qui existe depuis des siècles et qui semble fait pour les moments comme celui-là. Quelque chose de solennel et de doux à la fois, cette lumière qui filtre à travers les vitraux, le silence qu’on n’ose pas briser. Les mariés étaient magnifiques. Et la fête qui a suivi dans un château, somptueux, vraiment. Un autre univers pour moi. Ces nappes blanches, ces tables chargées, cette façon qu’ont certains endroits d’exister hors du temps. J’ai dansé, ri, mangé comme rarement. Et le dimanche matin, le brunch qui a prolongé tout ça avec douceur, cette façon paresseuse et délicieuse de faire durer encore un peu ce qui était beau.