
Oui. Il fait chaud.
Quarante degrés. L’asphalte qui colle, l’air qui ne circule plus, les nuits qui n’apportent plus vraiment de fraîcheur. La canicule est là, installée, sans complexe, sans date de départ connue.
On sait. On l’a tous compris.
Ce qui fatigue.
Ce qui fatigue, ce n’est pas tant la chaleur elle-même. C’est d’en entendre parler à chaque conversation, chaque message, chaque fil de discussion. Comme si le fait de nommer la température pouvait la faire baisser. Comme si se plaindre collectivement constituait une forme d’action efficace contre un phénomène météorologique qui, je le rappelle doucement, ne nous demande pas notre avis.