
Je t’écris depuis le début de mes vacances. Et je réalise en posant les mots que c’est la première fois depuis longtemps que j’écris cette lettre sans avoir l’impression de courir.
Cette semaine a été douce, un peu suspendue, avec le week-end dernier comme première respiration. Des balades sans destination précise, du temps qui passe lentement, et cette fatigue qui remonte à la surface quand on commence enfin à ralentir. Tu sais, cette fatigue-là qui attend patiemment que tu aies le dos tourné pour se rappeler à toi. J’avais beau sentir que les vacances approchaient, le corps, lui, avait déjà décidé de lâcher avant l’heure.