Suspendue.
Pas de photo ce soir. Ce n’est pas un oubli. Certains moments n’ont pas besoin d’image.
Ce soir j’ai le ventre noué.
Pas d’une façon désagréable, enfin si, un peu, mais d’une façon que je reconnais. Cette tension particulière des veilles de quelque chose d’important. Quand le corps sait avant la tête que demain ne sera pas un jour comme les autres.
Demain sort mon roman.
Avant que tout s’éteigne.