Le PAL à Dompierre sur Besbre, entre manèges, animaux et churros

Vendredi soir, mon téléphone vibre.

C’est mon amie. Celle de Guédelon, pour ceux qui suivent.

« Demain, on va au PAL ? »

J’ai dit oui. Sans réfléchir. Sans regarder la météo. Sans me demander si j’avais autre chose de prévu.

Et vous savez quoi ? Ce sont souvent les meilleures journées.

En route

Samedi matin, départ avec sa voiture. Elle au volant, moi en copilote. Une heure quarante cinq de route vers l’Allier, à papoter, à rire, à refaire le monde.

J’étais une copilote exemplaire. À l’aller.

Retenez bien ce détail, on en reparlera.

Arrivée vers dix heures et quart. Le parking se remplit déjà, mais rien d’affolant. Fin septembre, on n’est plus dans la cohue de l’été.

Premiers pas dans le parc

Pour ceux qui ne connaissent pas, le PAL, c’est un endroit un peu à part.

Un parc d’attractions et un parc animalier réunis au même endroit. Une trentaine de manèges d’un côté, plus d’un millier d’animaux de l’autre. Le tout sur une cinquantaine d’hectares de nature.

Et ça se sent tout de suite.

On marche dans de grandes allées ombragées, sous des arbres immenses qui commençaient tout juste à roussir. On a plus l’impression de se promener que d’être dans un parc d’attractions. Pas de béton à perte de vue, pas de musique qui hurle à chaque coin. De la verdure partout.

Et au bout de l’allée principale, on l’aperçoit.

Le grand carrousel bleu et blanc, avec son chapiteau rayé et ses jets d’eau tout autour. Les Chaises Volantes.

On s’est regardées. Pas besoin de parler.

On commence en l’air

Même pas un animal croisé, même pas un café, et nous voilà assises sur une chaise suspendue par deux chaînes.

Ça monte. Ça tourne. Ça penche.

Et là, on se retrouve à tourner au dessus du vide, les jambes qui pendent, avec les arbres et le parc tout entier sous les pieds.

Petit moment de doute au début. Puis grand sourire.

Franchement, pour se réveiller, c’est plus efficace qu’un expresso. Mais ne le répétez pas à ma machine à café, elle serait vexée.

Le Bateau Pirate

On enchaîne avec le Bateau Pirate. Le grand classique.

Ce grand bateau qui se balance, d’abord gentiment, puis de plus en plus haut. Jusqu’à ce moment où on a l’impression que tout le corps reste en haut pendant que l’estomac part tout seul en bas.

On rit. On crie un peu. On se tient à la barre comme si notre vie en dépendait.

Et on redescend avec les jambes en coton et l’envie de recommencer.

Yukon Quad, la star du parc

Ensuite, direction le Canada. Enfin, la zone du parc qui s’en inspire.

Yukon Quad, c’est l’attraction vedette du PAL. Des montagnes russes comme on n’en trouve nulle part ailleurs en France : on n’est pas assis dans un wagon, on est à califourchon sur un quad.

Oui, un quad. Les mains sur le guidon, comme si on partait en balade dans les grands espaces.

Sauf que la balade file jusqu’à 90 km/h.

Virages, montées, descentes, accélérations. Les cheveux dans tous les sens, les cris qui s’envolent derrière nous.

J’ai adoré. Et j’ai compris pourquoi il y avait autant de monde dans la file.

Le Twist

Pas le temps de reprendre nos esprits, on passe au Twist.

Le principe est simple : des montagnes russes où les wagonnets tournent sur eux mêmes pendant le parcours. Vous ne savez jamais dans quel sens vous allez prendre le prochain virage. En avant, en arrière, de côté.

Moi qui ai déjà du mal à trouver le bon sens pour ouvrir un pot de confiture, je vous laisse imaginer.

Fous rires garantis. Et un léger doute sur l’emplacement de mes organes à la sortie.

Le Petit Train

Et puis, parce qu’il faut savoir alterner les plaisirs, on est montées dans le Petit Train.

Oui. Nous. Deux grandes filles au milieu des familles.

Après Yukon Quad et le Twist, c’était presque reposant. On s’est laissées promener tranquillement, en regardant le parc défiler, avec la fierté de celles qui assument totalement leur âme d’enfant.

Si des parents nous ont jugées, je ne l’ai pas vu. J’étais trop occupée à faire coucou.

Les files d’attente

Petite parenthèse honnête.

Même fin septembre, certaines attractions affichaient des files qui nous ont un peu refroidies. On a fait nos choix. Certains manèges ont eu droit à un regard plein de regrets, puis à un demi tour.

Mon conseil de copine : arrivez tôt et commencez par les grosses attractions. Et gardez les plus calmes pour les moments où le parc se remplit.

Pique nique au calme

À midi, on a sorti notre arme secrète : le pique nique fait maison.

Il faut être honnête, se nourrir dans ce genre d’endroit, ce n’est pas donné. Et avec tout ce qu’il y a à faire, autant garder son budget pour le plaisir.

On a trouvé un petit coin tranquille, à l’ombre, un peu à l’écart de l’agitation. Et c’était parfait. Un vrai moment de pause au milieu de la journée.

Le parc s’y prête bien d’ailleurs. Il y a de la place, de la verdure, des coins où l’on peut s’installer sans être au milieu du passage.

L’histoire des churros

Bon. On s’est quand même autorisé une petite folie : un cornet de churros.

Et là, j’ai fait une découverte.

Le churros, c’est surtout une histoire de promesse. Ils sont dorés, sucrés, tout beaux, serrés les uns contre les autres dans leur cornet. On les regarde, on les désire.

Le premier tient toutes ses promesses.

Le deuxième, un peu moins.

Au troisième, on comprend qu’on a vite fait le tour. C’est bon, mais c’est bourratif.

Conclusion : j’ai pris plus de plaisir à les regarder qu’à les manger. Et surtout, n’hésitez pas à partager votre cornet. Un pour deux, c’est largement suffisant. Et ça fait moins de sucre sur les doigts.

Fjord Explorer, le grand moment

L’après repas, on l’a gardé pour le morceau de choix.

Fjord Explorer, c’est la plus grande attraction jamais construite au PAL. Et on sent qu’ils ont mis le paquet.

Déjà, le décor. On arrive dans un petit village scandinave, avec des maisons colorées et des toits couverts de végétation, au bord d’un grand lac. On se croirait en Norvège. Ou du moins, dans l’idée que je me fais de la Norvège.

On s’installe à huit dans une barque. Et ça commence tout en douceur, par une petite balade tranquille sur l’eau.

Trop tranquille.

Parce qu’ensuite, la barque grimpe. Et grimpe encore. Jusqu’à presque 30 mètres de haut.

Là haut, une vue superbe sur la forêt et le reste du parc. Le temps d’en profiter deux secondes.

Puis les virages. Rapides. Presque 80 km/h. On passe même à travers des cabanes en bois.

Et enfin, la grande descente. Une chute de 20 mètres pour retrouver le lac dans un grand splash.

Résultat : légèrement mouillée.

Rien à voir avec un certain robinet, rassurez vous. Cette fois, pas de chemise blanche transparente. Juste quelques gouttes bien élevées et un énorme sourire.

Et les animaux dans tout ça ?

Je l’avoue, les animaux n’étaient pas la priorité de cette journée. On était venues pour les sensations.

Mais on en a quand même croisé quelques uns entre deux manèges.

Les otaries dans leur bassin, qui avaient l’air de bien mieux profiter de leur journée que nous dans les files d’attente. Une autruche, très digne, qui nous a regardées passer sans se poser de questions. Et d’autres pensionnaires au fil des allées.

Et c’est là que le PAL est vraiment chouette. On peut passer d’une montagne russe à un enclos de girafes ou d’éléphants en quelques minutes. Il y a des lions, des tigres, des rhinocéros, des singes, venus de partout dans le monde.

Il y a aussi des spectacles, avec les otaries et les oiseaux en vol libre. On ne les a pas vus cette fois.

Ça nous fait une bonne excuse pour revenir.

Le PAL, pour qui ?

Pour tout le monde, honnêtement.

Si vous aimez les sensations, Yukon Quad, le Twist et Fjord Explorer vous attendent.

Si vous préférez les choses plus douces, il y a plein de manèges tranquilles.

Si vous venez avec des enfants, ils vont adorer.

Et si vous êtes deux grandes filles qui veulent juste s’amuser comme des gamines, c’est parfait aussi. Je confirme.

Petits conseils en vrac : arrivez tôt, emportez votre pique nique, partagez votre cornet de churros, et profitez de septembre. Il faisait bon pour une fin de mois, et il y avait nettement moins de monde qu’en plein été.

Ah, et prévoyez un chauffeur pour le retour.

Je vous explique.

La copilote la plus nulle du monde

On quitte le parc en fin de journée. Les jambes lourdes, la tête pleine de souvenirs, encore un peu de sucre de churros au coin des lèvres.

Je m’installe dans la voiture. Je me dis que je vais tenir compagnie à mon amie, faire la conversation, surveiller le GPS.

J’ai dû tenir dix minutes.

Je me suis endormie. Presque tout le trajet.

Quand j’ai rouvert les yeux, on était déjà presque arrivées. Mon amie avait conduit toute seule, sans un mot de reproche.

J’ai eu un petit scrupule. Un gros, même.

Désolée ma belle. La prochaine fois, promis, je reste éveillée. Ou au moins, je fais semblant.

Et la soirée ?

En rentrant, soirée avec Léa.

Autre ambiance.

Mais ça, c’est une autre histoire.

Sophie H.

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thuillier

je ne connais pas endroit je me suis doute cool que tu sois eclate

bisous moi je vais certainement allez voir spirou

Gregoire6859

C’était une très belle journée pleine d’émotions.

damrod91

Je constate qu’avec ta copine, ce sont des sorties impromptues qui rendent la vie si pleine de surprise. Merci Sophie pour tous tes commentaires et toutes tes photographies sur ce parc qui a l’air exceptionnel et grandiose; Un superbe endroit pour s’amuser et se détendre en famille ou entre amis. Que de rires et de sensations avec toutes ces attractions.

Le_breton

Content que tu te sois éclatée comme une ado Sophie ,tu mérites largement des journées comme celles ci il faut en profiter un max mais a te lire c est déjà ce que tu fais 😉

ratoutou

bravo Sophie pour cette folle mais très agréable journée
ça fait du bien, plaisir garantie

Minel

Une belle journée récréative, ca fait du bien ❤️

ennaic

Endroit très agréable, tu le décris très bien. Ça donne envie de le connaître. Et tu as eu beaucoup de chance de voir Léa car on la voit très très peu sur son site. Bonne journée bisous